Beit Shearim

Publié par guideisrael le

Beit Shearim est une ville située en basse Galilée, entre Haifa et Nazareth. Beit She’arim a été fondée à la fin du 1er siècle avant notre ère, sous le règne du roi Hérode et a atteint le sommet de sa prospérité à l’ époque romaine.

Pendant la révolte juive contre les Romains, entre 60 et 70 de notre ère, ce fut l’une des bases du commandant Josèphe Flavius. La ville de Beit She’arim a été construite au sommet et sur les pentes sud d’une colline. A l’ époque romaine, elle couvrait une superficie d’environ 25 acres. Des vestiges d’un certain nombre de grands bâtiments publics très bien construits ont été découverts. Notamment un bâtiment de type basilical qui mesure 40 x 14 m. Il y a une grande salle, divisée par deux rangées de colonnes. Plusieurs hypothèses existent quant à l’utilisation de ce bâtiment (religieux, administratif), mais sans certitude. Il y a également une ancienne synagogue mesurant 35 x 15 m, découverte en 1905 par Kohl et Watzinger.

La salle de prière de la synagogue avait deux rangées de colonnes le long de ses côtés et un podium surélevé à l’arrière. L’entrée de la synagogue se faisait par le sud (en direction de Jérusalem), comme dans la plupart des synagogues dites « de Galilée ». Les murs intérieurs étaient enduits et peints et on a retrouvé plusieurs inscriptions sur du plâtre. La ville est devenue célèbre lorsque le Sanhédrin (conseil suprême juif après la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère) a été déplacé à Beit She’arim. Le rabbin Judah Hanasi, connu comme le rédacteur de la Mishna (recueil de compilation des lois orales), est mort à Zippori mais a choisi d’être enterré à Beit She’arim.

 

Aux IIIe et IVe siècles, de nombreux juifs, tant en Terre d’Israël que dans la diaspora, ont été enterrés à Beit She’arim et son cimetière est devenu une immense nécropole. Ces tombes appartenaient à de riches familles juives qui ont demandé à être enterrées en Terre d’Israël, près du rabbin Yehuda Hannasi, dont la tombe est située dans l’une des grottes. Les grottes publiques sont particulièrement grandes et élaborées, avec des entrées par de grandes cours. Les façades décoratives sont taillées dans la pierre, de style architectural romain. Les entrées ont trois ouvertures (bet shearim: maison des « portes ») avec de lourdes portes pivotantes en pierre, sculptées à l’imitation de portes en bois avec panneaux et clous. Depuis l’entrée, on descend plusieurs marches jusqu’à la grotte funéraire, qui se compose d’un couloir central et d’un réseau de salles, parfois hautes de deux étages.

L’une des catacombes se compose de 16 salles funéraires avec plus de 400 lieux de sépulture. Des sarcophages faits de calcaire local, de marbre, d’argile ou de plomb ont été trouvés dans les grottes. Il y avait également des preuves d’enterrement dans des cercueils en bois, dont seules les parties métalliques ont survécu. Beaucoup de sarcophages sont décorés, avec des animaux ou des représentations végétales. Sarcophage veut dire en grec mangeur de chair.

C’est un cercueil en pierre, destiné à accueillir le corps du défunt pour la première phase d’enterrement. Après la décomposition de la chair, les os sont retirés et placés dans une « boîte » plus petite, permettant au prochain membre de la famille d’être placé dans le sarcophage. La ville a beaucoup souffert lors de la répression de la rébellion juive en 351 contre Gallus César (le représentant romain sous l’empereur Constance II) puis a décliné. Elle a été abandonnée au début de la période arabe (7e siècle). Beit She’arim a été désigné site du patrimoine mondial de l’UNESCO en juillet 2015, devenant le neuvième monument culturel israélien à être ajouté à la liste. Les autres sites israéliens du patrimoine mondial de l’UNESCO comprennent Massada , la vieille ville d’ Acre , la ville blanche de Tel Aviv (bâtiments Bauhaus) , la route des épices , les récits bibliques ( Megiddo , Hazor et Be’er Sheva ), les jardins Bahai à Haïfa , la réserve naturelle de Nahal Me’arot et le parc national de Beit Guvrin .

Les murs des salles étaient décorés de sculptures, peintures et gravures, fournissant des exemples de l’art populaire juif de l’époque, ainsi que des influences hellénistiques. Les symboles juifs évidents sont la menorah à sept branches (candélabre), l’ arche de la Torah (parfois dans une niche), le loulav (feuille de palmier), l’ etrog (citron), le shofar (corne de bélier) et la pelle à encens. Il y a aussi des motifs géométriques, des figures humaines et animales, des navires et des éléments architecturaux, comme une porte voûtée ou une colonne avec un chapiteau. La plupart des inscriptions sont en hébreu et en grec, avec quelques-unes en araméen. Le texte est généralement court: le nom du défunt et shalom (paix) ou haval (hélas!). Les inscriptions plus longues fournissent des informations sur le défunt, telles que la généalogie, la profession et le lieu d’origine à l’étranger.

Catégories : Israel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *