La perle de la Galilée

Publié par guideisrael le

Un des plus beaux sites de la Galilée est également l’un des moins connus.

Il s’agit de Tzipori, un parc archéologique exceptionnel situé à mi-chemin entre Haïfa et Tibériade.

Pourquoi exceptionnel ? Parce que Tzipori est certainement le plus beau site archéologique gréco-romain du pays. Un peu à l’écart des grandes routes, les visiteurs sont rares. Mais les chanceux qui s’y rendent apprécient toujours cet endroit inattendu.

Tzipori ou Sephoris a été la capitale et le cœur de la Galilée à l’époque Byzantine. Son nom signifie oiseau en hébreu. Certainement parce que la ville est située en hauteur et que le contrôle de la ville permettait le contrôle d’une grande route commerciale entre Saint Jean d’Acre et Tibériade.

Pendant le règne d’Hérode le Grand, la ville devient la capitale de la Galilée et de nombreux bâtiments religieux, administratifs et commerciaux sont construits. Le Sanhedrin (conseil des sages juifs) siège plusieurs années à Tzipori et Yehuda Hannasi, chef du Sanhédrin, réside 17 ans dans la ville. Le Talmud rapporte que 18 synagogues ont été construites à Tzipori.

Le site a continué à se développer à l’époque des croisés, puis à l’époque ottomane jusqu’à l’ère moderne avec un mochav crée ici en 1949 et qui a gardé le nom de Tzipori.

A l’entrée du site, on peut découvrir et traverser un ancien réservoir qui permettait l’alimentation en eau de la partie basse de la ville. Il s’agit d’une structure de 260 mètres de long, 3 mètres de large et 10 mètres avec une capacité de 4300 mètres cubes d’eau. L’eau provenait de deux aqueducs d’une longueur totale de 13 km. Un véritable chef d’œuvre d’ingénierie construit il y a presque deux mille ans.

Une grande rue romaine, le decumanus, orientée est-ouest, permet de traverser le site. La rue est pavée avec des pierres conçues et disposées pour faciliter la circulation des hommes et des chevaux : il faut s’imaginer un lieu de passage incontournable car des bâtiments étaient disposés des deux côtés tout le long de la rue. Perpendiculaire au decumanus, les archéologues ont également découvert le Cardo, la route principale de la ville. On peut voir les traces des colonnes et sur l’une des pierres, une gravure d’une ménorah datant de l’époque romaine.

A l’est du Cardo se trouve un grand bâtiment appelé la maison du Nil. Il s’agit d’un bâtiment où l’on peut découvrir des dizaines de très belles mosaïques, notamment d’inspiration égyptienne. On peut y voir des scènes de chasse, des amazones ainsi que plusieurs mosaïques plus simples aux formes géométriques. La présence d’un si grand nombre de mosaïques sur cet espace laisse à penser qu’il s’agissait d’un magasin et qu’on voit en fait des échantillons du travail des artistes de l’époque.

Sur les hauteurs du site, on peut visiter une forteresse. Elle a été bâtie au 3ème siècle de notre ère puis a été reconstruite à l’époque des croisés avec des ruines romaines. On peut encore observer aujourd’hui ces pierres romaines, notamment des sarcophages utilisés comme pierre d’angle à la base du bâtiment. La forteresse est utilisée aujourd’hui comme musée archéologique. Depuis le toit, on a une magnifique vue à 360 degrés de la Galilée.

En contrebas, on peut visiter un bâtiment appelé la maison Dionysos. Il s’agit d’une villa romaine richement décorée avec des sols en mosaïques colorés. La plupart des mosaïques représentent des scènes mythologiques liées au Dieu du vin, Dionysos. L’une des plus belles a été découverte dans la salle de banquet et représente une belle femme, peut-être la déesse romaine Vénus. Les archéologues l’ont appelé la Joconde de la Galilée à la fois par son côté mystérieux et parce qu’on a l’impression qu’elle nous suit du regard quand on se déplace dans la pièce.

Pour terminer, il faut aller voir la synagogue. Découverte tardivement par les archéologues quand ils ont voulu agrandir le parking, elle date de l’époque byzantine. C’est un bâtiment de 20 mètres de long sur 8 mètres de large et tout le sol est recouvert d’une magnifique mosaïque. On peut voir des inscriptions en grec et en araméen, des scènes de la Torah et au centre un Zodiac avec des noms pour chaque mois et chaque saison de l’année.

 

Catégories : Israel

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *